2 Juin: c’est la journée mondiale pour un tourisme responsable !

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Cadre général :

Chaque année depuis 2007, le monde a un engagement quotidien pour mettre en lumière le tourisme responsable et respectueux.

La coalition de cette journée organise chaque année un colloque en mettant l’accent sur des différents sujets comme: la lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants, lutte contre la pauvreté, changement climatique…

A noter également le lancement le 2 juin 2020 d’un webinaire mensuel pour échanger sur l’actualité ATR (agir pour un tourisme responsable), les bonnes pratiques de tourisme responsable, et les besoins des professionnels du voyage pour passer à l’action. Ce webinaire est organisé pour les membres de l’association et sur demande aux professionnels intéressé par les formations organisées par ATR avec TravelPro[1].

Le tourisme constitue l’une des industries mondiales en constante progression.

Le tourisme constitue également, l’un des secteurs clés de l’économie de la Tunisie, pays de plus en plus populaire. Ainsi, selon le magazine Forbes, la Tunisie a le potentiel de devenir l’une des 7 meilleurs destinations visitées après la fin du Covid-19 [2].

 

Non, au tourisme sexuel !

 

Il s’agit d’une pratique qui existe mais refusée éthiquement. On ne peut pas nier que le tourisme sexuel en Tunisie reste un TABOU.

Ce genre de tourisme engendre nécessairement la violence. Le chasseur de sexe croit que tout est permis et s’il rencontre une révolte, il devient agressif, sûr de son bon droit. Le problème avec tout ça lorsqu’on est en face de la pédophilie et de l’exploitation sexuelle des enfants.

 

Après 2011, on remarque un développement du tourisme sexuel. Le ministère des affaires étrangères américain (département d’Etat) dans un rapport de 2014 intitulé « trafficking in persons report » souligne que la Tunisie est une source, une destination et vraisemblablement un pays de transit pour des hommes, des femmes, et des enfants assujettis au travail forcé et du trafic sexuel[3].

A mon avis, les facteurs principaux qui poussent ces enfants à prostituer sont la pauvreté, le manque d’éducation et l’absence de la famille. En outre, la politique de l’Etat de protéger l’enfant victime est bien claire mais reste insuffisante. Il faut bien sensibiliser les gens sur l’importance de ce sujet pour qu’ils participent à lutter contre ce phénomène et protéger les enfants.

Voici le cadre juridique de la protection de l’enfant dont j’ai essayé de les collecter en une liste. P.S : cette liste n’est pas limitative :

  •  La convention relative aux droits de l’enfant (adoptée et ouverte à la signature, ratification et adhésion par l’Assemblée générale dans sa résolution 44/25 du 20 novembre 1989). Entrée en vigueur le 2 septembre 1990, conformément à l’article 49. La Tunisie a ratifié la Convention des droits de l’enfant par la loi n° 91-93 du 29 novembre 1991.
  • Le Protocole facultatif sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie impliquant des enfants[4].
  • Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés[5].
  • Le protocole additionnel à la convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, New York, 15 novembre 2000 (entrée en vigueur le 25 décembre 2003). La Tunisie a signé ce protocole le 13 décembre 2000 et le ratifié le 14 Juillet 2003.
  • La convention n°138 de l’OIT sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et du travail (loi N°95-62 du 10 Juillet 1995 portant ratification de la convention N ° 138 de l’OIT sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et du travail).
  • Convention N° 182de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants, juin 1999 (Loi N° 2000-1 du 24 Janvier 2000, portant ratification de la convention internationale du travail N ° 182 sur pires formes de travail des enfants).
  • Le code pénal tunisien (article 171 relatif à l’exploitation des enfants dans la mendicité).
  • Le code de la protection de l’enfant (loi n°95-92 du 9 novembre 1995).
  • La loi n°2002-42 du 7 Mai 2002, autorisant l’adhésion de la république tunisienne aux deux protocoles facultatifs annexées à la convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication des enfants dans les conflits armés et concernant la vente de l’enfant, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants.
  • Loi n° 65-25 du 1er Juillet 1965, relative à la situation des employés de maison.
  • Loi n° 65-40 du 21 Décembre 1995, complétant la loi N° 65-25 du 1er Juillet 1965 relative à la situation des employés de maison.
  • Loi n° 2005-32 du 04 Avril 2005, portant ratification de la loi n° 65-25 du 01 Juillet 1965 relative à la situation des employés de maison.
  • Arrêté du Ministre des Affaires Sociales du 19 janvier 2000, Fixant les types de travaux dans lesquels l’emploi des enfants est interdit.
  • Loi n° 1995-94 du 09 Novembre 1995, modifiant et complétant la Loi N° 1992-52 du 18 Mai 1992, relative à la drogue.
  • Loi n° 1967-47 du 21 Novembre 1967, relative au placement Familial.
  • Loi n° 2001-74 du 11 juillet 2001, relative aux centres de protection sociale.
  • Loi organique n°58 du 11 août 2017 concernant la violence contre la femme et l’enfant.
  • Décret n° 2013-1228 du 27 février 2013, portant création d’un centre de protection sociale portant le nom de « centre d’encadrement et d’orientation sociale de Sfax » et fixant son organisation administrative et financière et les modalités de son fonctionnement.

 

Au final, l’enfant ; ce citoyen silencieux mérite d’une protection meilleure et dans ce jour c’est bien de réfléchir à ces droits. L’Etat en contrepartie, selon l’article 47 de la constitution : « se doit fournir toutes les formes de protection à tous les enfants sans discriminations et selon les intérêts supérieurs de l’enfant ».

Il est important ainsi, de surmonter le décalage entre le cadre juridique et la réalité, un grand nombre de textes pour la protection mais rien n’a changé, il faut une volonté politique claire accompagnant les textes juridiques pour réaliser des résultats et contrer ce phénomène du tourisme sexuel.

[1] https://www.tourisme-responsable.org/agir-tourisme-responsable/lassociation-atr/journee-mondiale-tourisme-responsable/

 

[2] https://www.forbes.com/sites/jaredranahan/2020/05/30/best-tourist-destinations-after-coronavirus/#26ea25035bdd

[3] https://2009-2017.state.gov/j/tip/rls/tiprpt/countries/2014/226837.htm

[4] https://www.unicef.org/french/crc/index_30204.html

[5] https://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/OPACCRC.aspx

 

Published by amal.haouas

A Tunisian law student* legal writer* book lover* multilingual. And yeah, sometimes my name is Amel!

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